La
lipo-aspiration en 1999
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Les
principes de la lipo-aspiration ont été posés
à la fin des années 70, en France. Il s'agit
de systèmes dont le principe est une grosse aiguille
appelée canule, reliée à un système
d'aspiration. Depuis le début des années 80,
les systèmes ont évolués.
Les
canules sont devenues plus fines, plus variées dans
leur conception, en particulier le nombre et le diamètre
des trous à leur extrémité.
Les systèmes d'aspiration restent soit électriques,
c'est-à-dire que les canules sont reliées
à des machines à faire le vide, soit mécaniques:
des seringues peuvent être branchées sur les
canules, ce système est plus léger mais tout
aussi efficace.
Enfin, on a vu apparaître des systèmes plus
sophistiqués alliant l'aspiration à un autre
moyen d'extraction de la graisse, par exemple aspiration
plus canule rotative, aspiration plus ultra-sons. Disons
d'emblée que ces perfectionnements techniques ne
donnent pas forcément une meilleure qualité
de résultats.
La lipo-aspiration aujourd'hui: La lipo-aspiration, également
appelée liposculpture ou liposuction, lipo-aspiration
superficielle, liposculpture superficielle, lipo-jet, micro-lipo-sculpture,
tous ces termes, parfois inventés pour des raisons
plus commerciales que médicales, englobent en fait
la même technique. La seule différence dépend
de la décision du chirurgien de procéder à
un acte plus superficiel, c'est-à-dire près
de la peau, ou plus profond, c'est-à-dire traitant
plutôt les masses graisseuses.
Cette
méthode (comme l'a affirmé il y a trois ans
l'Académie de Chirurgie lors d'un rapport officiel)
est une technique chirurgicale devant être pratiquée
par des Chirurgiens compétents, en milieu chirurgical
(c'est-à-dire contrôlé), avec la présence
d'anesthésistes qualifiés, et en milieu aseptique.
Elle s'adresse plus en fait aux lipodystrophies localisées,
c'est-à-dire à des masses graisseuses relativement
profondes, plutôt qu'à ce qu'on appelle banalement
la " cellulite " qui concerne plutôt la
peau elle-même. En effet ce que l'on appelle dans
le langage courant la " cellulite " rappelle plutôt
les phénomènes de peau d'orange et de capitons
avec des petits creux et des petites bosses localisées
dans des endroits particuliers du corps de façon
génétique et différemment selon le
sexe:
Chez
la femme les lipodystrophies localisées sont surtout
placées sur la face externe de la cuisse (la culotte
de cheval), sur la face interne de la cuisse et des genoux,
les hanches, la région abdominale sous le nombril,
les fesses, enfin aussi les mollets et les chevilles. C'est
donc en fait chez la femme la partie inférieure du
corps qui est concernée par ces localisations.
Chez l'homme les lipodystrophies sont plutôt dans
la partie supérieure de l'abdomen, le thorax, le
dos, c'est-à-dire qu'elles concernent plutôt
le haut du corps.
Quels sont les progrès réalisés qui
peuvent être aujourd'hui soulignés?
En
ce qui concerne la lipo-aspiration classique les progrès
les plus récents sont liés à l'utilisation
de canules plus fines: en effet les trop grosses canules
utilisées au début de la lipo-aspiration engendraient
des creux et des bosses car elles aspiraient trop fort.
Désormais les canules sont beaucoup plus fines, ce
qui rend le travail du chirurgien un peu plus long mais
aussi beaucoup plus précis.
Les
progrès viennent aussi de la préparation du
patient; les techniques sont variables en ce qui concerne
la préparation des tissus à aspirer: certains
chirurgiens restent fidèles aux techniques sans infiltration
préalable, d'autres infiltrent avec différentes
solutions qui permettent de " ramollir " la zone
qui va être aspirée, d'atténuer beaucoup
les saignements et d'augmenter de ce fait la possibilité
de retirer des volumes de graisse plus importants en une
seule séance.
Il
faut quant même insister sur le fait que la lipo-aspiration
n'est pas un traitement de l'obésité et qu'elle
ne traite que les masses graisseuses localisées.
Il paraît déraisonnable de voir des lipo-aspirations
supérieures à 8% du poids du corps en une
seule séance(ref: Dr Illouz) C'est en général
la limite qui est respectée par la plupart des chirurgiens
et qui suffit en général amplement, dans la
grande majorité des cas, à traiter les masses
graisseuses localisées. En moyenne, chez une femme
de taille et de corpulence normales, pour donner un exemple,
la culotte de cheval correspond à un surplus de 300
à 500 g de graisse de chaque côté. Une
lipo-aspiration concernant en même temps la culotte
de cheval, la face interne des genoux, la face interne des
cuisses par exemple " produira " au maximum 1,5
à 2 l itres de graisse dans la population moyenne
.
Les
suites opératoires sont toujours les mêmes,
les progrès n'ont pas été spectaculaires
en ce qui concerne cette phase du traitement. On continue
à privilégier le port de vêtements compressifs
type panty élastique. Dans les suites opératoires
les bleus et les ecchymoses sont moins fréquents
depuis l'utilisation de solution injectée préalablement
à l'intervention, et l'apparition des canules très
fines.
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