Traitement
des alopécies masculines
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L’alopécie
masculine survient entre 20 et 30 ans, elle revêt
une importance majeure chez ces adultes jeunes en ce sens
qu’elle prend pour eux l’aspect de la perte,
injuste, soulignée par les médias - de leur
première jeunesse.
Le
traitement de l’alopécie masculine ne créé
pas de cheveux neufs, son principe, c’est clair, est
de " gérer la pénurie de cheveux "
le plus judicieusement possible.
Son
but est de restituer une chevelure naturelle en termes de
densité, répartition, sens de croissance des
cheveux et discrétion des séquelles.
Pour
atteindre ce but, il faut bien être persuadé,
et l’idée semble de mieux en mieux admise,
que la zone donneuse ou couronne hippocratique existant
en quantité finie, limitée, il convient de
ne puiser dedans qu’après avoir préalablement
réduit le plus possible la zone chauve restant à
aménager.
De
notre longue expérience il ressort que :
Les
alopécies antérieures ont été
au mieux corrigées par les lambeaux et mini-lambeaux
:
-
Grands lambeaux temporaux pré-auriculaires de 15
cm de long par 3,5 cm de large, en "L", qui par
une rotation de 60° viennent couvrir la zone fronto-temporale
et du sommet du crâne.
Ils
sont le plus souvent autonomisés par des incisions
partielles, sous anesthésie locale, 8 jours auparavant.
Ils ont montré leur fiabilité entre nos mains.
La zone donneuse est fermée par plastie de glissement
et suture linéaire en "L" dans les cheveux
de la tempe.
-
Les alopécies moins étendues des golfes fronto-temporaux
sont bien corrigées par des mini-lambeaux bilatéraux
en 1 temps de 8 cm de long par 2,5 cm de large.
Les
alopécies postérieures
sont
au mieux traitées par réduction géante
de tonsure (ou lifting de la couronne). Il s’agit
d’un décollement étendu de la couronne
dans son ensemble, qui permet son ascension et son extension
de surface, en allant chercher l’élasticité
là où elle se trouve, c’est-à-dire
dans la peau glabre cervicale postérieure, ceci tout
en respectant l’intégrité des nerfs
sensitifs de la nuque.
L’intervention
a lieu en un temps, sous anesthésie locale et neuroleptanalgésie,
ou sous anesthésie générale. Elle permet
la suppression en une seule étape et sur toute sa
circonférence, d’une tonsure de 6 cm de hauteur
en moyenne qui se trouve couverte de cheveux de densité
normale; surtout, elle permet d'avancer les cheveux des
tempes dégarnies, ce que ne fait aucune autre technique.
Enfin, les cicatrices sont discrètes car toujours
situées en bordure chevelue.
Alopécies
antéro-postérieures
Dans
nombre de cas, la situation n’est pas aussi tranchée,
l’évolutivité de l’alopécie
annonce une extension antéro-postérieure,
ou celle-ci est déjà constituée.
Il
est alors possible par la technique de réduction
géante associée à deuxmini-lambeaux
antérieurs, dans le même temps, de corriger
l’ensemble du problème : son principe est toujours
de réduire la zone glabre dans son ensemble, mais
aussi, par un compromis entre le lifting et l’avancée,
de détacher deux mini-lambeaux antérieurs,
qui aménageront la zone fronto-temporale.
Cette
technique, qui peut être éventuellement répétée
une seconde fois à 6 mois d’intervalle, offre
des possibilités de correction souvent inespérées
par le patient en terme de rapidité et de densité
des cheveux apportés.
Micro-greffes
de cheveux, rétrécissements cicatriciels
Enfin,
pour tenir compte du choix du patient, parfois, et de la
part du chirurgien en complément thérapeutique
ou en raffinement du résultat déjà
obtenu, les micro-greffes sont une arme précieuse
et le complément indispensable des techniques précédentes
: réalisées sous anesthésie locale,
par prélèvement de bandelettes de cuir chevelu
de la couronne, dont 10 cm2 fournissent en moyenne 200 micro-greffes
de 3 à 4 cheveux.
La
suture soigneuse de la zone donneuse ne laisse qu’une
cicatrice linéaire discrète dans les cheveux
de la nuque. La mise en place des greffes est effectuée
de deux façons différentes :
-
Dans des puits forés par des "emporte-pièce"
de 2,5 mm quand on intervient initialement ou, en zone complètement
glabre.
-
Dans des incisions, dilatées par des clous spéciaux
lorsqu’il s’agit de densifier une zone déjà
chevelue, (cheveux résiduels ou préalablement
greffés).
La
densité, qui s’améliore au fil des séances,
permet d’harmoniser l’ensemble du cuir chevelu,
de peupler des cicatrices glabres, bref, de raffiner le
résultat autant que le patient et son chirurgien
le souhaitent, tout en limitant le plus possible le nombre
de séances nécessaires.
Au
total, il se dégage l’expérience suivante
:
Les
indications doivent tenir le plus grand compte du désir
du patient, de ses motivations, des qualités de son
cuir chevelu. Il en ressort que :
-
Pour les alopécies antérieures isolées
: les lambeaux donnent de loin la correction la plus performante
en termes de rapidité d’obtention du résultat
et d’aspect naturel de la chevelure.
-
En cas de tonsure isolée : la réduction géante,
type lifting de la couronne, présente les mêmes
qualités,
-
En cas d’alopécie étendue antéro-postérieure
: les réductions géantes associées
à deux mini-lambeaux dans le même temps, offrent
des possibilités de correction souvent inespérées
par le patient.
Ces
méthodes performantes ne sont pas des panacées
et appellent souvent, sinon toujours, des densifications
complémentaires par micro-greffes; il va de soi que
le terrain étant ainsi préparé, le
nombre de séances de micro-greffes s’en trouve
toujours réduit considérablement.
A
l’actif des micro-greffes encore : elles ont toujours
été la solution adéquate de rattrapage
des nécroses de pointes de lambeaux qui restent cependant
rares et liées au tabagisme ou à des sutures
sous tension.
En
conclusion, ces méthodes sont complémentaires,
chacune ne valant que parce qu’elle peut être
combinée à l’autre. C’est dire
l’importance de la qualification du chirurgien, qui
doit les maîtriser toutes afin de pouvoir proposer
à chaque patient l’association thérapeutique
qui lui convient.
Les
indications doivent donc être éclectiques et
cette stratégie, clairement établie d’emblée,
doit être annoncée au patient, si l’on
veut répondre au mieux à son attente.