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Dernière mise à jour du 1/07/04 20:21

 




 
 

Traitement des alopécies masculines

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L’alopécie masculine survient entre 20 et 30 ans, elle revêt une importance majeure chez ces adultes jeunes en ce sens qu’elle prend pour eux l’aspect de la perte, injuste, soulignée par les médias - de leur première jeunesse.

Le traitement de l’alopécie masculine ne créé pas de cheveux neufs, son principe, c’est clair, est de " gérer la pénurie de cheveux " le plus judicieusement possible.

Son but est de restituer une chevelure naturelle en termes de densité, répartition, sens de croissance des cheveux et discrétion des séquelles.

Pour atteindre ce but, il faut bien être persuadé, et l’idée semble de mieux en mieux admise, que la zone donneuse ou couronne hippocratique existant en quantité finie, limitée, il convient de ne puiser dedans qu’après avoir préalablement réduit le plus possible la zone chauve restant à aménager.

De notre longue expérience il ressort que :

Les alopécies antérieures ont été au mieux corrigées par les lambeaux et mini-lambeaux :

- Grands lambeaux temporaux pré-auriculaires de 15 cm de long par 3,5 cm de large, en "L", qui par une rotation de 60° viennent couvrir la zone fronto-temporale et du sommet du crâne.

Ils sont le plus souvent autonomisés par des incisions partielles, sous anesthésie locale, 8 jours auparavant. Ils ont montré leur fiabilité entre nos mains. La zone donneuse est fermée par plastie de glissement et suture linéaire en "L" dans les cheveux de la tempe.

- Les alopécies moins étendues des golfes fronto-temporaux sont bien corrigées par des mini-lambeaux bilatéraux en 1 temps de 8 cm de long par 2,5 cm de large.

Les alopécies postérieures

sont au mieux traitées par réduction géante de tonsure (ou lifting de la couronne). Il s’agit d’un décollement étendu de la couronne dans son ensemble, qui permet son ascension et son extension de surface, en allant chercher l’élasticité là où elle se trouve, c’est-à-dire dans la peau glabre cervicale postérieure, ceci tout en respectant l’intégrité des nerfs sensitifs de la nuque.

L’intervention a lieu en un temps, sous anesthésie locale et neuroleptanalgésie, ou sous anesthésie générale. Elle permet la suppression en une seule étape et sur toute sa circonférence, d’une tonsure de 6 cm de hauteur en moyenne qui se trouve couverte de cheveux de densité normale; surtout, elle permet d'avancer les cheveux des tempes dégarnies, ce que ne fait aucune autre technique. Enfin, les cicatrices sont discrètes car toujours situées en bordure chevelue.

Alopécies antéro-postérieures

Dans nombre de cas, la situation n’est pas aussi tranchée, l’évolutivité de l’alopécie annonce une extension antéro-postérieure, ou celle-ci est déjà constituée.

Il est alors possible par la technique de réduction géante associée à deuxmini-lambeaux antérieurs, dans le même temps, de corriger l’ensemble du problème : son principe est toujours de réduire la zone glabre dans son ensemble, mais aussi, par un compromis entre le lifting et l’avancée, de détacher deux mini-lambeaux antérieurs, qui aménageront la zone fronto-temporale.

Cette technique, qui peut être éventuellement répétée une seconde fois à 6 mois d’intervalle, offre des possibilités de correction souvent inespérées par le patient en terme de rapidité et de densité des cheveux apportés.

Micro-greffes de cheveux, rétrécissements cicatriciels

Enfin, pour tenir compte du choix du patient, parfois, et de la part du chirurgien en complément thérapeutique ou en raffinement du résultat déjà obtenu, les micro-greffes sont une arme précieuse et le complément indispensable des techniques précédentes : réalisées sous anesthésie locale, par prélèvement de bandelettes de cuir chevelu de la couronne, dont 10 cm2 fournissent en moyenne 200 micro-greffes de 3 à 4 cheveux.

La suture soigneuse de la zone donneuse ne laisse qu’une cicatrice linéaire discrète dans les cheveux de la nuque. La mise en place des greffes est effectuée de deux façons différentes :

- Dans des puits forés par des "emporte-pièce" de 2,5 mm quand on intervient initialement ou, en zone complètement glabre.

- Dans des incisions, dilatées par des clous spéciaux lorsqu’il s’agit de densifier une zone déjà chevelue, (cheveux résiduels ou préalablement greffés).

La densité, qui s’améliore au fil des séances, permet d’harmoniser l’ensemble du cuir chevelu, de peupler des cicatrices glabres, bref, de raffiner le résultat autant que le patient et son chirurgien le souhaitent, tout en limitant le plus possible le nombre de séances nécessaires.

Au total, il se dégage l’expérience suivante :

Les indications doivent tenir le plus grand compte du désir du patient, de ses motivations, des qualités de son cuir chevelu. Il en ressort que :

- Pour les alopécies antérieures isolées : les lambeaux donnent de loin la correction la plus performante en termes de rapidité d’obtention du résultat et d’aspect naturel de la chevelure.

- En cas de tonsure isolée : la réduction géante, type lifting de la couronne, présente les mêmes qualités,

- En cas d’alopécie étendue antéro-postérieure : les réductions géantes associées à deux mini-lambeaux dans le même temps, offrent des possibilités de correction souvent inespérées par le patient.

Ces méthodes performantes ne sont pas des panacées et appellent souvent, sinon toujours, des densifications complémentaires par micro-greffes; il va de soi que le terrain étant ainsi préparé, le nombre de séances de micro-greffes s’en trouve toujours réduit considérablement.

A l’actif des micro-greffes encore : elles ont toujours été la solution adéquate de rattrapage des nécroses de pointes de lambeaux qui restent cependant rares et liées au tabagisme ou à des sutures sous tension.

En conclusion, ces méthodes sont complémentaires, chacune ne valant que parce qu’elle peut être combinée à l’autre. C’est dire l’importance de la qualification du chirurgien, qui doit les maîtriser toutes afin de pouvoir proposer à chaque patient l’association thérapeutique qui lui convient.

Les indications doivent donc être éclectiques et cette stratégie, clairement établie d’emblée, doit être annoncée au patient, si l’on veut répondre au mieux à son attente.

 
 
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